Invictus

Publié le par Yves LEMESLE

Invictus.jpgL'histoire commence le jour de l'arrivée au pouvoir de Nelson Mandela en Afrique du Sud. Tandis que la communauté noire est animée par un esprit de revanche après des années d'humiliations, les blancs sont inquiets pour leur avenir et celui du pays. Le nouveau président sud africain a conscience de l'ampleur de sa tâche. Il doit s'occuper de toute urgence de l'insécurité, de l'éducation, de la pauvreté, de la santé, de l'économie. Le pays est au bord du gouffre. Malgré la tension évidente entre les deux communautés, Nelson Mandela prends conscience que la seule chance de sortir son pays du marasme et de l'isolement c'est de réconcilier les noirs et les blancs, afin de les faire travailler ensemble, main dans la main, à la reconstruction de leur pays commun. Véritable visionnaire, Mandela doit faire admettre cette idée à son propre camp tout en donnant des gages au camp adverse. Pour cela il va utiliser l'équipe de rugby des spring boks. Véritable emblème du régime de l'Apartheid, fierté des blancs, haïe par les noirs, l'équipe des boks est, comme le reste du pays, à l'agonie. Pourtant à un an de la coupe du monde qui doit avoir lieu en Afrique du Sud, Nelson Mandela va faire le pari, contre l'avis de tous les spécialistes, d'une victoire finale, seule capable de réunir toute la population derrière un objectif commun. A force de persuasion et de volonté, il va petit à petit faire tomber les murailles de la haine, de l'incompréhension et de la peur. Ce film fourmille de scènes touchantes montrant la prise de conscience progressive par les ennemis d'hier qu'ils sont un seul et même peuple. Ce pourrait être larmoyant mais c'est simplement très beau et très émouvant. Le titre du film est tiré d'un poème de William Ernest Henley qu'il écrivit en 1875 sur son lit d'hôpital après une amputation du pied. C'était, paraît-il le poème préféré de Nelson Mandela. Il colle en tout cas parfaitement à la destinée de cet homme hors du commun. Voici donc sa traduction littéraire :

Dans la nuit qui m'environne,
Dans les ténèbres qui m'enserrent,
Je loue les Dieux qui me donnent
Une âme, à la fois noble et fière.

Prisonnier de ma situation,
Je ne veux pas me rebeller.
Meurtri par les tribulations,
Je suis debout bien que blessé.

En ce lieu d'opprobres et de pleurs,
Je ne vois qu'horreur et ombres
Les années s'annoncent sombres
Mais je ne connaîtrai pas la peur.

Aussi étroit soit le chemin,
Bien qu'on m'accuse et qu'on me blâme
Je suis le maître de mon destin,
Le capitaine de mon âme.












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Publié dans Cinéma

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