A propos de "Le rouge et le noir" de Stendhal

Publié le par Yves LEMESLE

IMGP1253.JPGL'autre jour, dans un vide grenier, j'ai acquis pour quelques dizaines de centimes "Le rouge et le noir" de Stendhal. J'avais souvenance des amours tumultueuses de Madame de Rénal et de Julien Sorel mais je ne me remémorais pas l'histoire avec précision. La seule scène dont je me souvenais se déroulait dans un jardin à la tombée de la nuit et Julien Sorel prenait la main de Madame de Rénal. J'avais complètement oublié le personnage de la belle Mathilde de la Mole. En fait, en avançant dans ma lecture je m'aperçus que je n'avais jamais lu ce livre. J'ai pris beaucoup de plaisir à cette lecture.  Stendhal, observateur impitoyable, dresse un portrait sans complaisance de ses contemporains. A travers de nombreuses digressions ou parenthèses, il n'hésite d'ailleurs pas à s'impiquer personnellement en portant des jugements sur ses personnages. Pour lui, un roman est un miroir qui se promène sur une route et reflète la réalité, qu'il s'agisse de la beauté d'un ciel bleu ou de la fange d'un ruisseau. D'ailleurs, ce livre porte un sous titre évocateur : "Chronique de l'année 1930" comme s'il s'agissait d'un récit journalistique plutôt que d'un roman. Son regard critique voire cynique me fait penser à un autre livre, "Les mémoires d'un touriste" dans lequel il nous livre sans concession ses souvenirs de voyage. Alors c'est décidé, je m'en vais de ce pas vers ma librairie préférée acheter "La Chartreuse de Parme".

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Publié dans Littérature

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