A propos de "La belle mauve" de Téodoro Gilabert

Publié le par Yves LEMESLE

IMGP0902.JPGVoici un livre drôle et rafraîchissant d'un jeune écrivain français : Téodoro Gilabert. Le héros, professeur de lettres au lycée Clemenceau à Nantes poursuit une quête amoureuse au moyen d'une stratégie dite "d'attente active" inspirée par un article du journal féminin Marie-Claire. Cette tactique de recherche de la femme idéale donne des résultats surprenants. Notre professeur tombe ainsi amoureux d'un tableau de Martial Raysse exposé musée des beaux-arts représentant une belle femme au maquillage subtil avec un plumeau dans l'œil droit et une empreinte de rouge à lèvres au coin de la bouche. La créature de Raysse deviendra même son encombrante confidente amoureuse. Concomitamment il s'éprend d'une inconnue portant une culotte de survêtement adidas entrevue un instant près du photocopieur du lycée. Parallèlement à ces amours improbables il fait visiter le musée à la femme à la fois mythomane et nymphomane d'un soi-disant consul du Japon. De lettres anonymes en petites annonces en passant par des heures de surveillance à la cafétéria du musée, des rues de Nantes au bar de la Marine à Marseille,  Gilabert nous entraîne dans sa recherche louffoque de l'amour idéal avec une drôlerie remarquable. Ecrit simplement, bourré de références parodiques à la littérature policière, ce livre se lit d'une seule traite. C'est aussi une belle occasion de revisiter le musée des beaux-arts de Nantes dont la collection, dans mon souvenir, n'est pas aussi indigente que l'auteur veut bien nous le faire croire.
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Publié dans Littérature

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