Je me faisais une joie ...

Publié le par Yves LEMESLE

LOGO_TOURS.jpgDimanche dernier, lorsque le tirage au sort des seizièmes de finale de la coupe de France de football offrit au Tours FC de rencontrer l'équipe de Montpellier, je vous avoue que j'ai ressenti un frisson. Je me faisais une joie de revoir Olivier Giroud. Je me faisais une joie de voir cette belle équipe héraultaise qui enchante la Ligue 1. Je me faisais une joie de voir la vallée du cher bouillonner de plaisir. Je me faisais une joie d'entendre quinze mille personnes crier à gorges déployées : "Allez les bleus". Je me faisais une joie de préparer les sandwichs qui auraient ce soir là une saveur particulière. Je me faisais une joie de passer avec mon fils une soirée d'une tendre complicité. Je me faisais une joie d'applaudir chaleureusement le tour d'honneur que les joueurs, vainqueurs ou vaincus, n'auraient pas manqué d'effectuer. Je remercie les joueurs de m'avoir permis, en se qualifiant, de faire ce beau rêve. Malheureusement, c'est toujours au mitan des plus beaux rêves que le dormeur se réveille. Dans mon inconscient, j'avais oublié que le football n'est plus une machine à rêves mais une machine à fric. J'avais oublié qu'un bon supporter est un supporter qui paye. J'avais oublié que le virage sud était une belle tribune, dotée de sièges confortables, d'un toit amovible et d'hôtesses d'accueil souriantes. J'avais oublié que je n'avais pas gagné au loto. J'avais oublié que je n'étais qu'un smicard qui ne pouvait débourser vingt euros pour un match de football. Alors je me suis réveillé, j'ai remisé mes sandwichs et j'ai ravalé ma colère. J'écouterai peut-être le match à la radio...

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Publié dans Football

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