Free Pussy Riot

Publié le par Yves LEMESLE

1747267_3_e8ff_les-trois-jeunes-femmes-ont-ete-reconnues_e8.jpgJusqu'à ces derniers jours, j'ignorais tout de ces trois jeunes femmes. Nadejda Tolokonnikova, Ekaterina Samoutsevitch et Maria Alekhina sont devenues les icônes de la liberté d'expression dans le monde entier. Ces trois "punkettes" (c'est ainsi que la presse les appelle) viennent d'être condamnées par un tribunal moscovite à deux années d'internement. Leur crime ? Avoir chanté une "prière punk" hostile à Vladimir Poutine dans une cathédrale de la capitale russe. Ces femmes, qui appartiennent à un groupe nommé "Pussy Riot", s'étaient spécialisées dans les provocations médiatiques afin d'attirer l'attention sur les dérives totalitaires du régime russe. Le crime qui les a conduit en prison fut commis au plus fort des manifestations de l'opposition qui accusaient Poutine d'avoir truqué les élections présidentielles. Le président russe a déjà prouvé par le passé qu'il avait la rancune tenace et qu'il était prêt à tout pour réduire ses opposants au silence. Cette fois il utilise l'un de ses alliés les plus sûr : l'église orthodoxe russe. La juge, à l'instar de la hiérarchie cléricale, a estimé que les actes de ces jeunes filles étaient "sacrilèges et blasphématoires" et qu'elles étaient coupables de "vandalisme motivé par la haine religieuse". Cela prêterait à sourire si les conséquences n'étaient pas si dramatiques.

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Publié dans Journal

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