De la joie d'avoir atteint un objectif

Publié le par Yves LEMESLE

IMGP0921.JPGÇa y est, j'ai couru pendant une heure. C'était l'objectif que je m'étais fixé quand j'ai repris la course à pieds après quinze années d'abstinence totale. Bien sûr ce n'était pas le marathon de Paris avec ses quarante deux kilomètres et son parcours prestigieux. C'était juste une petite balade sans prétention en bord de Loire mais ça fait plaisir d'y être parvenu. Ce qui me ravit le plus c'est d'avoir atteint mon but sans douleur ni souffrance et en gardant toujours à l'esprit la notion de plaisir sans laquelle j'aurais tout arrêté. Ma progression a été laborieuse : vingt minutes, puis trente, quarante, quarante cinq, cinquante et enfin soixante. Ma quête a été maintes fois interrompue par de légères blessures, des crises de paresse ou des températures décourageantes. Mais aujourd'hui j'ai la satisfaction de pouvoir me dire que j'ai été persévérant.  Le fait d'avoir atteint le but que je m'étais fixé m'a procuré une joie enfantine. Ça m'a donné une énergie inhabituelle pour tout le reste de la journée. Maintenant, j'ai envie de continuer à progresser. Mon prochain challenge sera de courir dix kilomètres. Peu importe le temps, les deux seules choses qui comptent sont le contentement que j'éprouve en courant et le bien-être que j'en retire.

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Publié dans Journal

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