Premier mai

Publié le par Yves LEMESLE

MUGUETC'était un premier mai pluvieux. Une de ces journées où la pluie fait pester les marchands de muguet. Pourtant, sans elle, il n'y aurait pas eu de brin de muguet, mais les marchands à la sauvette ne sont pas toujours très cohérents. Bref il tombait des cordes et des hallebardes, il pleuvait comme vaches qui pissent à Gravelotte et ça me convenait très bien. Je profitai d'une de ces giboulées pour me mettre en quête d'une boulangerie. Comme chaque premier mai, les rues étaient parsemées de fleuristes improvisés tandis que les boulangers avaient désertés leurs fournils. Il s'avérait que les trois boulangeries de ma rue étaient désespérément fermées. Après une longue errance à travers les rues de la ville, je finis par trouver mon bonheur à proximité des halles. Une imposante file d'attente sur le trottoir me fit comprendre que le graal était proche. L'attente fut interminable avant qu'une boulangère peu amène consente à me vendre une baguette à peine cuite. Décidément, le premier mai n'est pas toujours rouge bonbon.

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Publié dans Journal

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