Je suis douillettement lové au fond de mon lit, la couette sous le menton. Il fait nuit depuis belle lurette. Le paresseux soleil d'hiver fait la grasse matinée et la lumière sélène peine à traverser les volets. Je dors d'un sommeil léger c'est à dire sans contraintes ni arrière-pensées. Je suis bien au chaud et mon sommeil me conte des rêves éphémères. Rien ne peut m'arriver. Je suis bien, très bien …. trop bien. La douce couche de ouate qui m'enveloppait se déchire subitement en un cri perçant. Je sursaute, j'ai peur, mon cœur s'emballe. La stridence persiste, violente, impérative, comminatoire. Je me jette hors du lit, renverse une chaise dans le noir et me rue sur … le téléphone qui sonne à quatre heures du matin. Quelqu'un est il mort ou à l'hopital ? Non, c'était juste mon dernier interlocuteur de la veille au soir qui avait malencontreusement appuyé sur la touche "bis" de son téléphone portable en voulant regarder l'heure. C'est tout. Ce n'est pas grave heureusement. Et puis maintenant que je suis réveillé, je vais pouvoir regarder les jeux olympiques à la télévision.